Les musulmans soutiennent que Jésus a toujours nié être Dieu en soulignant sa subordination et son obéissance à Dieu le Père. Plusieurs références scripturaires, telles que Jean 7:16, Jean 14:24 et Jean 5:30, montrent que Jésus a attribué ses enseignements, sa volonté et son pouvoir à Dieu plutôt que de les revendiquer comme siens. En outre, des versets comme Marc 13:32 et Matthieu 24:36 mettent en évidence la reconnaissance par Jésus de sa connaissance limitée par rapport à celle de Dieu. La conclusion générale est que Jésus n'a jamais explicitement déclaré "Je suis Dieu", mais qu'il s'est identifié comme envoyé par Dieu, accomplissant la volonté de Dieu et s'appuyant sur l'autorité et le pouvoir de Dieu. Cela remet en question la croyance selon laquelle Jésus a sous-entendu sa divinité et souligne son rôle de serviteur et de messager de Dieu.
Incarnation et humilité:
- Philippiens 2:5-7 : "Ayez entre vous les mêmes sentiments que ceux que vous avez eus dans le Christ Jésus, qui, tout en ayant la forme de Dieu, n'a pas regardé comme une chose à saisir l'égalité avec Dieu, mais s'est dépouillé lui-même en prenant la forme de serviteur, en naissant à la ressemblance de l'homme".
- Ce passage illustre le fait que Jésus, bien qu'ayant la forme de Dieu, s'est humilié et a pris la nature humaine. Cette "vidange" (kénose) est cruciale pour comprendre pourquoi Jésus a parlé d'une manière qui mettait l'accent sur sa soumission au Père.
Natures divine et humaine:
- Jean 1:1, 14 : "Au commencement était la Parole, et la Parole était avec Dieu, et la Parole était Dieu... Et la Parole s'est faite chair et a habité parmi nous".
- Le prologue de Jean affirme que Jésus (le Verbe) est Dieu et s'est fait chair. Cette double nature (divine et humaine) est à la base de la théologie chrétienne.
Autorité et soumission:
- Jean 10:30 : "Moi et le Père, nous sommes un".
- La déclaration de Jésus ici affirme une unité avec le Père qui va au-delà d'un simple accord ou alignement dans la mission, impliquant une essence divine partagée.
Reconnaissance par les autres:
- La confession de Thomas dans Jean 20:28 : "Thomas lui répondit : 'Mon Seigneur et mon Dieu'".
- Thomas appelle directement Jésus Dieu, et Jésus ne le corrige pas, ce qui serait normal si Jésus n'était qu'un prophète ou un enseignant.
S'adresser à des catégories spécifiques
Mots : Si Jésus attribue souvent son enseignement au Père (Jean 7:16, 14:24), cela n'exclut pas sa divinité. Dans le contexte de la Trinité, le rôle du Fils consiste à révéler le Père. Sa soumission à la volonté et aux paroles du Père démontre son rôle dans l'économie du salut, et non un déni de sa nature divine.
Volonté : La soumission de Jésus à la volonté du Père (Jean 4:34, 6:38, Luc 22:42) fait partie de son rôle d'incarnation. La distinction des volontés au sein de la Trinité (Père, Fils, Saint-Esprit) n'implique pas une inégalité de nature, mais plutôt des rôles et des relations différents.
Pouvoir : Jean 5:30 et d'autres versets similaires soulignent la subordination fonctionnelle de Jésus dans son ministère terrestre, et non un déni de sa divinité. La Trinité enseigne que les personnes sont égales entre elles et qu'elles ont des rôles distincts.
Philippiens 2:9-11 montre que Jésus, après son ministère terrestre, est exalté et reçoit le nom au-dessus de tout nom, ce qui indique son statut divin.
Connaissance : Marc 13:32 : Jésus parle à partir de sa nature humaine, dont la connaissance est limitée. Sa nature divine est omnisciente, mais dans son incarnation, il a accepté certaines limitations.
Statut : Marc 10, 18 : Jésus interroge le jeune homme riche pour l'amener à une compréhension plus profonde, et non pour nier sa propre bonté ou sa divinité.
Jean 8:58 : "Jésus leur dit : En vérité, en vérité, je vous le dis, avant qu'Abraham soit, je suis". Jésus utilise ici le nom divin "Je suis" (Exode 3:14), indiquant son existence éternelle et sa divinité.
Conclusion
Les déclarations de Jésus attribuant les paroles, la volonté, le pouvoir, la connaissance et le statut au Père sont comprises dans le cadre de l'incarnation et de la Trinité. Pendant son séjour sur terre, Jésus a agi dans les limites de la nature humaine et du rôle de Fils, faisant preuve d'obéissance et de soumission au Père. Cela ne nie pas sa divinité, mais souligne le mystère de l'incarnation, où Jésus est à la fois Dieu et homme. Le récit biblique au sens large et la compréhension de l'Église primitive affirment la nature divine de Jésus parallèlement à son expérience humaine.
L'argument selon lequel Jésus a nié être Dieu repose sur une lecture sélective des textes, sans tenir compte de l'ensemble du contexte théologique et historique. La divinité de Jésus est affirmée dans plusieurs passages du Nouveau Testament et dans la compréhension de la communauté chrétienne primitive.